Je m'attendais à voir
tomber quelque petit animal, mais quelle ne fut pas ma surprise, en voyant
les branches se briser avec fracas, et une énorme masse venir rouler à mes
pieds. C'était un singe de la plus grande espèce, que je reconnus
de suite pour être le Nasique.
[…] La pauvre bête n'était que blessée, et
faisait entendre des cris plaintifs, nous la prîmes par les pattes et
la portâmes dans le canot. Cette espèce de singe est remarquable
par un long nez proéminent qui lui donne la plus grande analogie avec
la figure humaine ; la peau de la face, dénuée de poils et de
couleur basanée, augmente encore cette ressemblance. Cette capture me
fit beaucoup de plaisir, et l'Académie, dans ses instructions, nous l'avait
spécialement recommandé. »
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