Juillet 1792 « L'espèce
de blatte appelée blatta germanica s'était multipliée à un
tel point depuis plusieurs mois que nous étions sous les tropiques
qu'elle nous incommodait extrêmement. Ces insectes ne se contentaient
pas de notre biscuit, ils rongeaient encore le linge, le papier, etc., tout
leur était bon. Leur goût pour les acides végétaux
ne laissa pas de me surprendre ; dès qu'un citron était un peu
entrouvert, ils ne tardaient pas à l'achever ; mais ce qui m'étonna
davantage ce fut la rapidité avec laquelle ils vidaient mon encrier
lorsque j'oubliais de la boucher. La causticité du vitriol dont ils
se gorgeaient semblait n'avoir sur eux aucun effet nuisible. […]
Ces insectes nous tourmentaient encore plus la nuit que le jour ; ils troublaient
continuellement notre sommeil en se portant sur toutes les parties du corps
qui étaient découvertes. »
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