Accès aux autres principaux thèmes de la documentation passer ce menu
Cartes et sites | Expéditions | Base de données | Contexte
Même si Cook n'avait pas besoin d'aide pour asseoir le prestige de
ses expéditions, il faut cependant convenir que la venue d'Omaï à Londres
y a largement contribué. Sa famille ayant été victime
des attaques d'insulaires voisins, ce Tahitien profita du deuxième
passage de l'explorateur anglais pour s'embarquer en 1773 sur le second navire
de l'expédition, commandé par Furneaux, malgré les réticences
de Cook qui aurait préféré quelqu'un de meilleure origine
sociale pour représenter l'île.
À son arrivée en Angleterre, il est confié aux soins du
naturaliste Banks qui en fait vite le pôle d'attraction de toute la capitale:
le Roi demande à le rencontrer, tandis qu'on s'empresse pour organiser
des fêtes en son honneur, et que des peintures et des œuvres littéraires
lui sont consacrées. Passionné aussi bien par l'opéra que
par les échecs, il enchante la bonne société qui voit dans
son aisance et son élégance les caractéristiques du "noble
sauvage". Cook le rapatrie lui-même à Tahiti en 1777, et lui
fait construire une maison à l'européenne dans laquelle il s'entoure
des nombreux cadeaux offerts par les Londoniens: garde-robe complète,
armements, animaux domestiques et colifichets. Après avoir, peu à peu,
distribué ses richesses à ses compatriotes, il met ses armes au
service du roi du pays.
Ne suscitant plus que haine ou indifférence, il meurt deux ou trois
ans après son retour, victime de l'isolement dans lequel l'avait finalement
placé son séjour en Europe.
©Conseil des musées de Poitou-Charentes, www.alienor.org | plan | aide