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CARNET DE VOYAGE DE LA PÉROUSE

Samoa



Décembre 1787 « Ces insulaires, disions-nous sans cesse, sont sans doute les plus heureux habitants de la terre ; entourés de leurs femmes et de leurs enfants, ils coulent au sein du repos des jours purs et tranquilles ; ils n'ont d'autre soin que celui d'élever des oiseaux et, comme le premier homme, de cueillir sans aucun travail les fruits qui croissent sur leurs têtes. Nous nous trompions ; ce beau séjour n'était pas celui de l'innocence : nous n'apercevions, à la vérité, aucune arme ; mais les corps de ces Indiens, couverts de cicatrices, prouvaient qu'ils étaient souvent en guerre ou en querelle entre eux ; et leurs traits annonçaient une férocité qu'on n'apercevait pas dans la physionomie des femmes. La nature avait sans doute laissé cette empreinte sur la figure de ces Indiens pour avertir que l'homme presque sauvage et dans l'anarchie est un être plus méchant que les animaux les plus féroces. »

 



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