Je veux changer mon accessibilité

Contexte : Sciences et techniques d'Europe

Calcul des longitudes

Accès aux autres principaux thèmes de la documentation passer ce menu

Hommes | Cartes et sites | Expéditions | Base de données


La découverte et l'exploration du Pacifique permettent aussi aux savants navigateurs du 18e siècle d'améliorer leur technique de la navigation. Trouver sa longitude - distance parcourue à l'est ou à l'ouest d'un point donné - a été le gros problème du navigateur depuis le commencement de la navigation océanique. Même dans les meilleures conditions, la méthode habituelle de l'estime n'offrait guère qu'un résultat "à peu près" ; dans les pires conditions, elle était totalement inefficace.

Pendant tout le 18e siècle, les méthodes pour trouver la longitude furent essayées, améliorées, mises à l'épreuve. Pour mesurer la longitude, il faut calculer (en admettant que les 360° de circonférence de la terre correspondent à 24 heures, sur la base de 15° = 1 heure) la différence entre l'heure locale et l'heure du lieu d'origine d'un bateau. Ce résultat permet de déterminer la longitude grâce à des méthodes astrologiques. Si l'on peut observer un phénomène astronomique régulier à bord d'un bateau, l'heure de cette observation peut ensuite être comparée avec l'heure d'observation du même phénomène au point de départ du bateau. On peut trouver ces données sur des tables dressées à cet usage. La différence des deux temps donnerait la longitude. Les recherches du 18e siècle montraient que le phénomène le plus sûr à utiliser était la distance angulaire entre la lune et le soleil. Grâce aux travaux de Tobias Mayer, Nevil Maskelyne, le Chevalier de Borda et le facteur d'instruments Etienne Lenoir, cette méthode était à la disposition des navigateurs à partir des années 1770.

Néanmoins, la méthode des distances lunaires impliquait des calculs longs et onéreux. Une mesure de l'intervalle du temps entre le point de départ et celui d'arrivée par le moyen des horloges semblait offrir tous les avantages de la simplicité. Au moment du départ, il fallait régler un garde-temps fixé sur l'heure locale, et monté dans le bateau. Puis, par des observations astronomiques prises avec un octant ou un sextant, l'heure locale où se trouvait le navire pouvait alors être déterminée. La différence entre ce temps observé et le temps marqué par le garde-temps donnait la longitude. Pendant tout le 18e siècle, les horlogers cherchèrent à développer un garde-temps de haute précision et de haute fiabilité. Après de nombreuses expériences, l'anglais John Harrisson et le français Pierre Le Roy parvinrent à fabriquer de tels instruments que testèrent, dans leur expédition, Cook ou La Pérouse. A partir des décades 70 à 80, le calcul de la longitude n'était plus un mystère.

 


Les différents chapitres du contexte "Sciences et techniques d'Europe", passer ce menu

Armement d'un navire | Calcul des longitudes | Continent austral | Maladies nautiques | Progrès de la marine



Vérifié par A-Prompt Version 1.0.6.0. Niveau WAI 'triple A'