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Contexte : Société Océanienne

Corps et parures

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En Océanie, le corps humain est assimilé au tronc de l'arbre. Cette notion s'accompagne aussi de l'idée que le corps est une enveloppe contenant "la personne". La parure et les ornements participent de l'identité individuelle, caractérisant "l'humain" en opposition à l'animal. Les ornements montrent une grande diversité et une imagination qui a frappé les premiers observateurs occidentaux, notamment la coiffure. Le statut tapu de la tête l'explique aussi ; après la mort les cheveux étaient généralement brûlés, sauf si on les réutilisaient pour confectionner des colliers de fines tresses (Hawai'i) ou des parures de danse (Marquises). Les parures de la tête, plumes, feuilles de différents végétaux, peignes, bandeaux, diadèmes et coiffes, et les déformations d'oreilles, allongées ou percées afin d'y insérer des pendants ou d'autres bijoux, sont innombrables. Les femmes utilisaient, outre les colliers, des jupes en fibres et des capes en tapa dans lesquelles elles se drapaient. Les ornements de poitrine en coquillages ou en dents d'animaux, les bracelets, brassards, colliers, "habillent" le corps des hommes ; ils sont portés avec une ceinture-tablier en écorce battue, parfois en vannerie, et, après le contact avec les Européens, en tissu. En Mélanésie et surtout en Nouvelle-Guinée, complément de la parure, les étuis péniens sont toujours utilisés.  La scarification (incision la peau selon des dessins choisis) y est aussi connue. À la fois protection magique du corps, embellissement et élément de l'initiation des adolescents des deux sexes, le tatouage occupe une place de premier plan dans la parure en Océanie (notre terme vient du Polynésien tatau). L'opération consistait à imprimer sur la peau, à l'aide d'une pointe en bois, os ou végétal, trempée dans de l'encre - noir de fumée ou charbon de bois - et frappée avec un petit maillet, un dessin préalablement tracé sur la peau. Des spécialistes, hommes ou femmes selon les ethnies, tatouaient contre rétribution. On peut mentionner les superbes moko des Maoris, aux motifs curvilinéaires de spirales couvrant le visage des chefs ; ils utilisaient une technique particulière. Aux Marquises, le corps complètement tatoué des guerriers était une œuvre d'art ; il était rehaussé par l'application d'huile de coco, de safran, faisant ressortir des motifs géométriques bleutés sur la peau luisante. Ailleurs, à Bornéo, en Micronésie, à Hawai'i, le statut social était indiqué par l'usage de motifs réservés à un rang ou à un groupe social. Enfin, le tatouage participait aussi de la séduction amoureuse chez les jeunes gens.

 





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