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Contexte : Rites et croyances d'Océanie

Culte des ancêtres

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La célébration des ancêtres est inspirée par l'idée que le lien existant avec les défunts se poursuit après la mort sur plusieurs générations ou même jusqu'à l'origine du groupe local, clan, lignage ou maison. La vénération des ancêtres se manifeste par des offrandes ou des sacrifices animaux ou humains à l'occasion de cycles cérémoniels (rites funéraires, initiation, rites de fertilité). Elle a pour but d'obtenir la bénédiction de ces derniers qui sont sensés à leur tour protéger leurs descendants. Cette pratique contribue à renforcer la légitimité politique et rituelle des chefs et responsables de clans ou lignages. De sorte que les ancêtres des familles importantes, notamment en Polynésie et Mélanésie, deviennent à leur tour des divinités dont la société entière attend de nombreux bienfaits. La figuration de l'ancêtre sous forme de masque, sculpture ou relief gravé, représenté de face ou bien de profil, est omniprésente dans l'art de cette région.

Si le culte des ancêtres est répandu dans l'ensemble de l'aire océanienne, y compris en Indonésie, la pratique de la conservation des crânes ancestraux que l'on décore et auxquels on rend un culte est bien plus restreinte. Elle est connue en Mélanésie, rarement en Polynésie. Cette pratique devient alors un élément important de la vie rituelle des communautés. Ainsi l'ancêtre, homme ou femme selon le système de parenté, demeure présent au sein du groupe, représenté par son crâne surmodelé ou ornementé (coquilles, plumes, graines).

Le surmodelage, surtout pratiqué en Nouvelle-Guinée (côte sud-ouest, Sepik), en Nouvelle-Bretagne et au Vanuatu, consiste à recouvrir le crâne d'une pâte végétale, obtenue à partir d'une noix de paninarium, que l'on modèle aux traits du défunt.

Les défunts qui se sont distingués pendant leur vie deviennent des ancêtres protecteurs du village ; les crânes sont alors disposés dans les sanctuaires ou dans des niches sacrées, comme celles réservées aux chefs des Salomon afin de retenir l'esprit des personnes qui influence de manière bénéfique la vie de leurs parents. On leur demande conseil, on les interroge sur les décisions à prendre. Au Vanuatu, les crânes surmodelés, gardés dans la maison des hommes, sont des sortes de "portraits" des défunts ; ils portent les insignes des grades acquis pendant leur vie. Dans l'île de Malakula, ils sont placés sur des mannequins funéraires confectionnés en végétaux, les rambaramb. Ces effigies symbolisent la mémoire et le prestige du lignage. Elles sont montrées en public lors des cérémonies importantes.

 


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