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Contexte : Rites et croyances d'Océanie

Mana

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Le mana dans les langues de la famille linguistique austronésienne recouvre les idées de pouvoir, de puissance spirituelle et de vertu ; c'est un pouvoir à la fois séculier et relevant du monde invisible des ancêtres ou tupuna. Le mana est transmis à certaines personnes. La naissance et les actes d'un individu pendant sa vie ont aussi une influence sur son mana qui peut diminuer ou même disparaître. Plus une personne a acquis du mana au cours de son existence, plus elle sera entouré de tapu. Il existe en Polynésie, à Tahiti et ailleurs, en Mélanésie, aux îles Banks, (Vanuatu) et en Indonésie orientale.

En Polynésie, dans les lignées nobles, on associe le mana à l'enfant premier-né. La relation étroite du mana à la notion de tapu  implique un respect général au sein de la société pour cette bénédiction des dieux ; parfois ce respect peut aller jusqu'à un véritable isolement car la personne chargée de mana est potentiellement dangereuse pour les individus de statut inférieur : il n'est plus possible de la toucher, de la nourrir ou même de la voir dans certains cas extrêmes. La transgression de cet interdit peut entraîner la mort pour le contrevenant (Hawai'i). Des objets ou des lieux, par exemple les habitations des personnes de haut rang, peuvent acquérir du mana et par conséquent devenir tapu, "sacrés" ; elles doivent être abandonnées par leur occupants. L'accumulation du mana des ancêtres dans certains objets de prestige transmis de génération en génération comme les taonga des Maoris de Nouvelle-Zélande (des pendentifs en jade hei-tiki, des dents de cétacés rei puta, des plumes rouges, des tissus de lin...) participe à la vitalité de la lignée.

Ce sont les chefs, ari'i (Tahiti), ali'i (Samoa, Hawai'i), ariki (Nouvelle-Zélande) qui possèdent le mana par excellence, mais les spécialistes rituels, les prêtres, les chefs de guerre sont aussi dotés d'un mana dont la qualité peut varier. Dans les familles nobles, les mariages avec des conjoints de rang plus élevé visent aussi à "préserver" le mana afin de le reporter sur les enfants à naître. Cette notion correspond aussi chez les Polynésiens à la règle de primogéniture dans les familles royales où le titre est transmis au premier né, garçon ou fille.

 


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