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Contexte : Société Océanienne

Migrations

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La lente colonisation de l'Océanie s'est faite au cours de multiples voyages qui ont permis d'appréhender progressivement l'espace maritime. Lors de ces tentatives répétées, le savoir nautique s'est progressivement enrichi : d'abord aux confins de l'Indonésie, dans les eaux calmes et chaudes des Moluques et au nord de Sulawesi, puis en allant vers l'est, en longeant les archipels d'îles rapprochées de la côte nord de la Nouvelle-Guinée (îles Raja Ampat, Schouten, l'archipel Bismarck, les Salomons et le Vanuatu). Dans cette région où la navigation à vue entre les îles est possible, la connaissance des courants et des milieux marins (atolls coralliens, îlots, écueils...), du régime des vents et des moussons, a énormément progressé.

Au sein du creuset culturel entre populations de langue austronésienne et "papoues" a débuté une extraordinaire expansion vers la Polynésie. Kanaky, plus isolée au Sud-Est, semble avoir été peuplée par une vague d'émigration probablement originaire des Salomon ou du Vanuatu, il y a environ 3 500 ans. Les ancêtres des Polynésiens, parvenus d'abord dans l'archipel de Fiji, au centre du Pacifique ouest, sont arrivés ensuite aux Marquises et aux îles de la Société. Plus tard trois vagues de migrations se sont dirigées vers les extrémités du "triangle polynésien" (Hawai'i, Pâques et la Nouvelle-Zélande) en traversant de nombreux archipels inhabités. Les phases d'explorations et de pauses, se sont succédées depuis Fiji et la colonisation de l'île du Nord, pendant environ 2 500 ans (environ de 1 500 avant notre ère à 900 de notre ère).

Certaines îles n'ont reçu que des occupations temporaires : Pitcairn (plus tard rendue célèbre par les mutins du Bounty), ou Necker (au nord de l'archipel d'Hawai'i). D'autres, dépourvues d'abris contre les intempéries, d'eau douce ou de ressources forestières et alimentaires n'ont pas été habitées. Les migrants avaient une prédilection pour les îles hautes volcaniques, au sol fertile, arrosées de rivières et riches en forêt. À l'intérieur des archipels, des voyages inter-insulaires de colonisation se sont encore poursuivis longtemps. Pour les Polynésiens, les migrations ont joué un rôle régulateur de la population, surtout dans les îles aux ressources limitées. Elles ont permis d'atténuer les tensions sociales dans des systèmes souvent hiérarchisés, donnant aux fils cadets des chefs ou à certains nobles une entreprise à la mesure de leur ambition. À Rapa nui, la seule alternative aux migrations, devenues impossibles, était la guerre entre les groupements territoriaux et le cannibalisme. La "dynamique migratoire" explique, en partie, le peuplement du Pacifique.

 





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