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Contexte : Histoire et culture d'Europe

Mythe du bon sauvage

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Les découvertes des mondes nouveaux, du 15e au 18e siècle, ont permis aux Européens de déceler l'existence de sociétés humaines considérées comme sauvages, car les critères de civilisation de ceux qui les observaient étaient différents. Dans les relations des voyageurs ou les descriptions des missionnaires (ethnographes par nécessité) apparaissent des oppositions entre les vertus naturelles, la simplicité de ces prétendus sauvages et la corruption liée à la civilisation européenne. Les comportements de ces populations sont mythifiés parce qu'elles ne connaissent pas les maux des civilisés.

Les constats d'absence (peuples sans histoire, sans écriture, sans religion ni mœurs et sans police) ont pour effet de valoriser la force des sociétés cultivées. D'une façon contradictoire, l'homme social désenchanté envie le bonheur de ces hommes qui vivent près de la nature.

En fait, ce mythe du bon sauvage est le résultat d'une opposition entre les concepts de Nature et Culture révélé par les philosophes et écrivains durant quasiment trois siècles.

Parmi eux, Montaigne, Ronsard d'abord, puis Lafitau, Montesquieu, Rousseau et Diderot évoqueront les qualités attribuées à ces sociétés.

Cette vision idéalisée des primitifs s'estompe avec les recherches ethnographiques au 19e siècle en même temps que la colonisation cherche à tirer profit de valeurs qui n'ont rien de socioculturelles.

 


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